Le mag éco

Plus de 3 km de tuyaux pour fournir 65 000 tonnes de vapeur, qui éviteront l’émission de 10 000 tonnes de CO2 : la SEMEDI* a lancé début septembre les travaux d’extension de son réseau vapeur sur la zone industrielle portuaire du Havre.

Cet investissement de 8,5 millions €, soutenu par l’Ademe et le fonds Feder, va compléter le réseau vapeur déjà existant sur la zone et va permettre d’accroître la performance environnementale de l’usine exploitée par Sedibex.

 

Cette unité de traitement de déchets industriels – l’une des 2 plus grandes d’Europe – valorise énergétiquement les déchets reçus en utilisant leur incinération pour produire de la vapeur. Celle-ci est ensuite utilisée par les industriels locaux.

 

L’équivalent de la consommation énergétique de Fécamp

Le réseau historique dessert Eramet (production de nickel), TSN Sandouville (nettoyage de conteneurs-citerne), Lubrizol (production d’additifs et de lubrifiants), Omnova Solution (production de résines, élastomères et latex) et Renault Sandouville (assemblage de véhicules utilitaires).

 

L’extension va permettre à 3 nouveaux industriels de se fournir en vapeur : TSN Gonfreville l’Orcher, Alkion Terminals (stockage de produits chimiques) et Osilub (valorisation des huiles moteurs usagées).

Les travaux devraient durer jusqu’à mi-2020. A terme, 265 000 tonnes de vapeur seront donc valorisées chez 8 industriels. Soit l’équivalent de la consommation énergétique annuelle de la ville de Fécamp et l’émission de 43 000 tonnes d’équivalent CO2 évitée.

 

 

Photo : unité Sedibex sur la Zone Industrielle Portuaire du Havre © Sedibex