Le mag éco

Morphosis fait partie des lauréats de l’appel à projets national Territoires Hydrogène, lancé par le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, avec un projet de recherche sur la récupération et le recyclage des métaux rares et précieux des piles à combustibles. 

 

En 2016, cette société de 50 salariés (10 millions de chiffre d'affaires) a ainsi traité plus de 8 000 tonnes des déchets informatiques, électroniques et telecom. Ses métiers ? Le démantèlement manuel et mécanique des produits, les différents traitements (chimique, électrochimique, thermique), l’affinage et la valorisation des métaux « stratégiques » : or, argent, platine, jusqu’à un très grand niveau de pureté, à hauteur de 99,99 %. La société réalise aussi le bilan matière complet et personnalisé et la réinjection de la matière première dans le process client.

 

L’entreprise a déjà été lauréate en 2015 du concours mondial 2030 de l'innovation qui récompensait l'excellence industrielle et technologique française : elle ne pouvait que s’inscrire dans le projet normand portant sur toute la chaîne de la filière hydrogène, dans le cadre de l’appel à projets gouvernemental « Territoires hydrogène ».

« Nous allons travailler sur le recyclage des piles à combustibles et réaliser une étude technico-économique sur l’extraction et la valorisation du platine, explique Nicolas Rohault, chargé du développement commercial et du marketing. Ce métal utilisé comme catalyseur est nécessaire au bon fonctionnement des piles à combustibles mais il est rare et cher ».

 

Cette étude, dans le cadre de la réponse normande à l'appel à projets, se réalisera avec différents partenaires : Symbio FCell, Engie, Suez, Atawey, Etia, Ergosup, université du Havre. Des partenaires rencontrés à l’occasion des dernières Rencontres Internationales du Havre, colloque organisé par Le Havre Développement et dont la thématique était « L’Hydrogène, un carburant pour le développement des territoires ? ».

 

 

En perspectives, un délai d’un an environ à partir de la réception d’échantillons de piles à combustible : étude de désassemblages manuel et/ou mécanique, étude composition en laboratoire, puis phases chimiques et thermiques. Le coût total du projet est évalué à plus de 500 000 euros.

 

 

 

Photo : Olivier Roche - Morphosis